AFRIQUE, LES CHEMINS DE NOTRE HISTOIRE Capsules de contexte · ZAKA CULTURE 8 films verticaux · 44 secondes par capsule · 720 × 1280 · sans voix off ni musique Adaptations originales de passages sélectionnés des ouvrages fournis. Les livres ne sont pas redistribués. Les repères cartographiques ne reconstituent pas des itinéraires individuels et ne déterminent aucune ascendance personnelle. 01. Avant les frontières, des chemins Une histoire de longue durée L’Afrique ne se raconte pas depuis un seul point de départ. Des déplacements peuvent s’étendre sur des générations. Une migration n’est pas toujours un départ soudain. Pour les comprendre, il faut observer les lieux, les ressources et les relations entre les sociétés. Une langue, un objet et une population ne circulent pas nécessairement de la même façon. Suivons des histoires documentées, sans transformer leurs chemins en une origine unique pour chacun. Question : Quels lieux votre famille relie-t-elle dans ses récits ? Carte : Repères de lecture, sans itinéraire migratoire unique. Source : Jan Vansina — Les mouvements de population et l’émergence de nouvelles formes sociopolitiques en Afrique — Histoire générale de l’Afrique, tome V — UNESCO · L’Afrique du XVIe au XVIIIe siècle — pages imprimées : 67–77 ; pages PDF : 64–74 02. Le Nil, un espace de relations Antiquité africaine Un fleuve permet aussi de regarder l’histoire dans plusieurs directions. L’histoire de l’Égypte ancienne s’éclaire aussi par ses relations avec d’autres régions africaines. Au sud, la Nubie occupe une place propre dans cette histoire de contacts et de civilisations. Échanges, voisinages et pouvoirs se transforment au fil des périodes : aucune flèche ne suffit à les résumer. Lire ces relations demande de croiser les traces archéologiques, les textes et leurs interprétations. Question : Comment un fleuve peut-il relier des sociétés tout en portant des frontières ? Carte : Repères du Nil ; le tracé n’indique pas un sens unique de migration. Source : A. H. Zayed, avec J. Devisse ; S. Adam, avec J. Vercoutter — Relations de l’Égypte avec le reste de l’Afrique ; La Nubie, trait d’union — Histoire générale de l’Afrique, tome II — UNESCO · Afrique ancienne — pages imprimées : chapitres 4 et 8 ; pages PDF : repérage à partir du sommaire ; passages consultés dans le volume 03. Le Sahara, des histoires à relier Préhistoire et Antiquité · pistes de recherche Pour raconter le Sahara, il faut écouter plusieurs types de traces. Les recherches réunies dans Libya antiqua interrogent les mobilités de pasteurs, les langues et les contacts régionaux. L’archéologie et les arts rupestres ouvrent d’autres fenêtres sur les sociétés du Sahara. Les auteurs proposent aussi des hypothèses de relations entre régions du Nil et du Niger. Une hypothèse reste une hypothèse : ZAKA la distingue des itinéraires et des faits historiquement établis. Question : Quelles preuves faudrait-il pour transformer une hypothèse de contact en conclusion ? Carte : Repères géographiques ; aucune route Nil–Niger n’est affirmée. Source : P. Behrens ; J. A. Ilevbare ; Boubé Gado — Langues et migrations des premiers pasteurs du Sahara ; Hypothèses de contacts Nil–Niger — Libya antiqua, Études et documents 11 — UNESCO · colloque de 1984, publication de 1988 — pages imprimées : 31 ; 193 ; 203 (débuts des contributions) ; pages PDF : sommaire p. PDF 7 ; passages consultés dans le recueil 04. Le Congo, habiter et rencontrer Les temps longs du bassin du Congo Une histoire de mobilité peut commencer par un déplacement tout proche. Dans son Histoire du Congo, Isidore Ndaywel è Nziem relie l’occupation de l’espace aux moyens de subsistance. La recherche de ressources peut déplacer les campements et rapprocher des groupes auparavant éloignés. Ces rencontres peuvent prendre la forme d’alliances, d’intégrations, mais aussi de conflits. À travers les générations, des déplacements locaux deviennent une histoire de peuplements et de sociétés. Question : Quels changements de lieu sont devenus des événements dans la mémoire de votre famille ? Carte : Repères du bassin ; aucun trajet de communauté n’est reconstitué. Source : Isidore Ndaywel è Nziem — Les temps longs : l’espace, l’homme et la femme — Environnement et subsistance — Histoire du Congo. Des origines à nos jours — Le Cri · édition numérique, dépôt légal 2012 — pages imprimées : première partie, section II ; pages PDF : 30–31 05. Quand le déplacement est imposé XVe–XIXe siècles · dossiers historiques Toutes les mobilités ne sont pas choisies. Les mots doivent le dire. L’histoire des traites doit distinguer commerce, mise en esclavage et déplacement forcé des personnes. Le recueil UNESCO examine les traites à l’intérieur du continent, dans l’Atlantique et dans l’océan Indien. Ces systèmes ont des contextes et des chronologies différents. Ils ne se réduisent pas à un tracé unique. Raconter ces violences, c’est aussi étudier les résistances et préserver la dignité des personnes concernées. Question : Pourquoi faut-il distinguer une migration choisie d’une déportation ? Carte : Zones étudiées, sans flèche de déportation ni mesure de flux. Source : Mbaye Gueye ; Bethwell A. Ogot ; Oruno D. Lara — Traite à l’intérieur du continent ; Mouvements de population à l’Est ; Résistance et esclavage — La traite négrière du XVe au XIXe siècle, Études et documents 2 — UNESCO · colloque de 1978 ; recueil publié en 1979 — pages imprimées : 162 ; 189 ; 111 (débuts des contributions) ; pages PDF : 160–169 et 187–192 pour les passages ciblés 06. Partir travailler, garder des liens Époque coloniale et XXe siècle Derrière une économie régionale, il y a aussi des vies entre plusieurs lieux. David S. Chanaiwa étudie les migrations de travailleurs africains vers les pôles économiques d’Afrique australe. Il relie ces déplacements aux politiques gouvernementales et aux formes régionales de dépendance économique. Les conséquences touchent les personnes, leurs familles, les territoires de départ et les pays d’accueil. Pour comprendre ces mobilités, il faut donc regarder ensemble travail, pouvoir et liens familiaux. Question : Que change un départ pour travailler dans la vie de celles et ceux qui restent ? Carte : Repères régionaux ; ni trajet individuel ni flux chiffré. Source : David S. Chanaiwa — Les travailleurs migrants africains et les politiques gouvernementales en Afrique australe — La méthodologie de l’histoire de l’Afrique contemporaine, Études et documents 8 — UNESCO · réunion de 1979, publication de 1984 — pages imprimées : 71–79 ; pages PDF : 68–76 07. Étudier, se rencontrer, transformer 1925–1975 · repères du dossier La circulation des idées passe aussi par des lieux d’étude et de rencontre. Fondée en 1925, la West African Students’ Union participe aux transformations du nationalisme ouest-africain. Les étudiants se rencontrent, s’organisent et font circuler des débats politiques et culturels. Le recueil étudie aussi la FEANF et plusieurs mouvements étudiants nationaux, de la Tunisie à Madagascar. Leurs histoires rappellent que les mobilités étudiantes peuvent relier apprentissage, solidarité et émancipation. Question : Quelles idées rapportons-nous lorsque nous apprenons ailleurs ? Carte : Repères des études ; Londres et Paris sont évoqués dans le récit, hors du cadre continental. Source : A. Adu Boahen ; B. Kotchy ; auteurs du recueil — L’histoire de la WASU ; La problématique culturelle de la FEANF — Le rôle des mouvements d’étudiants africains, Études et documents 12 — UNESCO / L’Harmattan · 1993 · période étudiée : 1900–1975 — pages imprimées : 37–49 ; 101 (début de la contribution) ; pages PDF : 33–45 ; sommaire p. PDF 7 08. Penser les liens à l’échelle du continent Depuis 1935 · histoire du panafricanisme Relier des territoires, c’est aussi imaginer un avenir commun. Le panafricanisme porte des projets politiques et culturels qui relient l’Afrique et ses diasporas. Le tome VIII de l’Histoire générale de l’Afrique distingue intégration régionale et mouvements de libération. Les solidarités se construisent par des rencontres, des organisations et des débats sur l’unité du continent. Cette histoire reste faite de projets, de réalisations et de désaccords. La connaître aide à interroger nos liens présents. Question : Quels liens entre territoires aimeriez-vous transmettre à la génération suivante ? Carte : Composition symbolique ; les liens ne représentent pas des routes migratoires. Source : S. K. B. Asante, avec David Chanaiwa — Le panafricanisme et l’intégration régionale — Histoire générale de l’Afrique, tome VIII — UNESCO · L’Afrique depuis 1935 — pages imprimées : 757–761 ; pages PDF : 737–741